Les impacts sur la santé d’une mauvaise qualité de l’air sont une préoccupation majeure pour la population mondiale. Malgré une amélioration de la qualité de l’air en France ces dernières décennies, certaines pathologies respiratoires telles que l’asthme, les bronchites et les allergies respiratoires (pollens, acariens, etc) sont omniprésentes et affectent toujours notre santé. Il faut savoir que le traitement de ces maladies engendre des coûts très importants pour le système de soins français.

L’asthme,  pathologie la plus courante due à la pollution atmosphérique, coûte annuellement entre 314 millions et 1,2 milliards d’euros au «système de soins français» (consultations médicales, hospitalisations, examens, etc). On recense entre 400 000 et 1.4 millions de cas imputables à la pollution chaque année. Cette maladie est caractérisée par l’inflammation plus ou moins grave des tubes bronchiques (voies respiratoires) qui gênent le passage de l’air. Cette inflammation se traduit par une difficulté à respirer, un essoufflement plus ou moins régulier, une respiration sifflante, une toux persistante ainsi qu’une oppression thoracique.

Viennent ensuite les bronchites. On recense entre 120 000 (bronchites chroniques) et 500 000 cas en France (bronchites aiguës chez les adultes) chaque année pour un coût estimé à 140 millions d’euros.

Enfin, selon une étude de l’Anses publié en mars 2014, les manifestations allergiques sont aggravées par la pollution de l’air. La pollution atmosphérique accentuerait l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires et  abaisserait de ce fait le seuil de réactivité allergique. « L’ozone, par exemple, altère les muqueuses respiratoires et augmente leur perméabilité. Ce qui engendre une réaction allergique à des concentrations de pollen plus faibles », explique Valérie Pernelet-Joly responsable à l’Anses de l’unité d’évaluation des risques liés à l’air.*
Les allergies respiratoires touchent aujourd’hui un Français sur quatre, notons que ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis les 30 dernières années. Ces allergies sont principalement dues à des contacts respiratoires avec des «allergènes» comme les pollens, les acariens domestiques, les moisissures ainsi que les animaux. En 2050, selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on estime qu’une personne sur 2 sera allergique, un chiffre alarmant.

Pour aller plus loin vous pouvez lire ce document publié par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie paru en avril 2015 et intitulé « Estimation des coûts pour le système de soin français des 5 maladies respiratoires et des hospitalisation attribuables à la pollution de l’air.

 

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